lundi 2 juillet 2007
Hanoï:
Hanoï est, comme chacun le sait, la capitale du Vietnam, elle est située au nord-est du pays sur le delta du Fleuve Rouge. Elle compte un peu plus de 3 Mns d’habitants soit deux fois moins que Ho-Chi-Minh Ville. Elle est d’ailleurs très différente de cette dernière.
Contrairement, à l’ancienne Saigon, Hanoï a toujours été le symbole de la lutte contre les occidentaux, que ce soit lors de la guerre d’indépendance ou pendant la guerre du Vietnam contre les américains.
La vieille ville est charmante à visiter, elle grouille de mobylettes, de porteuses de paniers… Ces fameux paniers allant par paire, reliés entre eux par une tige en bambou et se portant sur l’épaule… Elle se visite en « spirale », en partant du lac Hoan Kiem au centre de la ville vers les rues alentours. On visite les différents quartiers : celui des forgerons, des ferblantiers, du cuir, quartier chinois en rouge et or, avec ces faux billets à brûler en guise de présent aux anciens… Hanoï possède encore de très belles bâtisses de style colonial autour du lac Hoan Kiem… C’est une ville très dépaysante, sans écrémer tous les musées de la ville, on peut faire une voyage culturel à 180° de nos repères.
La Baie d’Along
Après trois jours très agréables et paisibles dans la charmante ville de Hué, nous avons repris nos sacs à dos et le bus pour une longue, mais très longue étape jusqu’à Hanoï… Toujours en bus VIP grand confort…
Notre objectif était la Baie d’Along que nous avons décidé de rejoindre par nos propres moyens. Arrivés à Hanoï, nous avons donc repris un bus local (beaucoup moins VIP pour le coup) direction Along… Nous sommes donc partis à 18H de Hué pour arriver à 16h le lendemain à Hanoï !
On trouve un hôtel, on se fait bien arnaquer sur le prix de notre billet de croisière (fois deux) de 2 jours dans la Baie, et on prend un repos et une douche bien méritée.
Expliquons d’abord ce qu’est la Baie d’Along : située dans le Golfe du Tonkin, à 170 km à l’est de Hanoï, elle aurait été façonnée par l’agitation de la queue d’un dragon qui se dirigeait vers la mer. Aujourd’hui, environs 2 000 îles et rochers parsèment la baie, cachant parfois des grottes ou des lacs intérieurs. Depuis 1994, la baie est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO comme l’un des plus beaux sites du monde.
Nous avons eu la chance de pouvoir réaliser une croisière parmi ses blocs éparpillés, de nous baigner depuis notre bateau dans la baie, de passer une nuit sur le pont à ripailler avec d’autres voyageurs. Le deuxième jour de notre croisière fut consacré à la visite de l’île de Cat Ba : randonnée, tour en canoë (là, on s’est bien fait avoir quand même, à base de promenade dans le port…), l’île est jolie mais très fréquentée par les touristes. Il ne faut pas louper la promenade le long des falaises qui permet de rejoindre les trois petites plages de l’île. Et toujours dans le port, les beaux bateaux bleus et rouges égayent le paysage…
Même si le tourisme de masse et l’exploitation qui peut en être faite par les vietnamiens peuvent rebuter, il ne faut pas aller au Vietnam en omettant de visiter la Baie d’Along.
Hue:


Voici un peu d’histoire pour mieux comprendre l’intérêt d’un arrêt à Hué…Capitale des Nguyễn, les seigneurs du Sud, au XVIe siècle, Hué devint la capitale du Viêt Nam tout entier après sa réunification en 1802. Devenue la résidence impériale et le siège de la cour, Hué acquiert un grand prestige et un grand raffinement qui se traduisent notamment dans la musique et dans la cuisine. La cité interdite est partiellement détruite en 1885, puis en 1947.
Sous la colonisation française, Hué devient la capitale de l'Annam, l'une des subdivisions de l'Indochine française. La monarchie est maintenue mais passe sous tutelle. Les Français encouragent alors le développement architectural de la ville, gardant à Hué son statut de ville impériale jusqu'en 1945, date de l'abdication de l'empereur Bảo Đại.
Le 29 janvier 1968 dans le cadre de l'offensive du Têt les « nord vietnamiens » attaquèrent la ville. Après avoir massacré plus de deux mille cinq cents habitants de ceux considérés comme l'« élite », ils tentèrent un assaut sur le camp retranché qui échoua.
On comprend, au regard de cette histoire chargée, que Hué rassemble de beaux monuments impériaux, encore assez bien conservés… Ils ont d’ailleurs été déclarés Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’UNESCO.
La vieille ville s’organise autour de la citadelle enserrant la Cité Impériale. Il s’agit d’un ensemble de bâtiments dont l’architecture fût fortement influencée par les chinois, il y avait initialement beaucoup plus de bâtisses qu’aujourd’hui, mais elles ont été détruites par les différentes guerres. On rencontre beaucoup moins de bouddhas sur les autels, le Vietnam pratique avant tout le culte des ancêtres, il y a donc beaucoup d’autels destinés à satisfaire les besoins des mânes disparus.
Dans les alentours de Hué, se trouvent les tombeaux d’anciens rois du Vietnam. Nous avons eu l’occasion de visiter celui de Tu Duc (règne : 1848-1883). Un rien mégalo, ce roi avait fait construire un temple en prévision du culte de sa mémoire, un petit lac avec embarcadère et tout un tas d’animaux et d’oiseaux rares peuplaient cet endroit qui lui servait de lieu de villégiature peu avant sa mort. Son tombeau est aussi à la mesure de son orgueil. Le comble est sans aucun doute qu’il se soit fait enterrer dans un tout autre endroit pour préserver sa tombe des pillages. Il aurait aussi fait égorger les personnes ayant participé aux funérailles pour que le secret soit bien gardé…
On ajoutera encore que Hué est la capitale des chapeaux coniques, et c’est dans cette ville que l’on trouve les plus beaux !
Nha Trang
Mui Ne
Au détour d’un chemin, nous avons découvert un lac où se mélange lotus et tortues, entouré de dunes blanches sur l’une de ses rives. Ce petit lac fait parti d’un parc national, cherchant à préserver la faune et la flore de cet endroit, on peut apercevoir sur certains versants des dunes, de nouvelles plantations pour tenter de lutter contre l’avancer du désert… Mais le plus mémorable lors de cette journée fût sans doute l’averse qui est tombée en fin de journée alors que nous chevauchions nos montures d’acier, direction la guesthouse. Il faut dire que nous n’avons guère pu profiter de notre séjour à Mui Ne, le temps étant plutôt à l’eau…
Vietnam : de Hô-Chi-Minh Ville à Sapa
Nous avons effectué le trajet entre Phnom Penh et Hô-Chi-Minh Ville en bus : dernières routes cambodgiennes plus proches du chemin que de la belle nationale bitumée ; traversée de rivière avec le bus sur un bac qui nous faisait sentir très proche du fond de l’eau…
Hô-Chi-Minh Ville est la première ville du Vietnam, bien qu’elle n’en soit pas la capitale. Elle compte plus de 7 Mns d’habitants sur 2 000 km² ! Pendant la colonisation, Saigon (ancien nom de la ville) était la capitale de la Cochinchine, après la partition nord-sud du pays (1954), elle devint la capitale de la République du Vietnam (Vietnam sud). Elle fût ensuite le siège du commandement américain pendant la guerre du Vietnam ce qui a dopé son activité économique ! Hô-Chi-Minh Ville est une ville habituée à la venue et séjour de nombreux touristes occidentaux.
Nous sommes donc arrivés dans une ville grouillante, paradis de la mobylette et des cyclo-pousses, parsemée de tables et chaises d’enfants pour prendre le thé ou déguster des nems à toute heure. Malgré toute cette agitation, Hô-Chi-Minh reste une ville propre et agréable à parcourir. Nous avons bien entendu fait le tour des principaux monuments : théâtre et Maison du Peuple (Mairie) aux architectures coloniales, musée Hô-Chi-Minh sur la guerre d’indépendance et la guerre du Vietnam, musée sur la guerre du Vietnam.

Une particularité de ce fleuve est d’avoir son niveau d’eau plus bas que le niveau de la mer à marée haute, ainsi, le courant s’inverse dans le delta du Mékong à chaque marée montante. De ce fait, en période de pluie, le Mékong déborde et fertilise les plaines alentours rendant la région très riche et propice à la culture du riz. Le delta du Mékong est le « grenier à riz » du Vietnam et comble les besoins du Vietnam Nord.
Au gré des canaux, sur des barques, nous avons pu découvrir des maisons traditionnelles sur le bord de l’eau, des villages flottants de pêcheurs, une fabrique de bonbons à la noix de coco, des spectacles de chants traditionnels…

mardi 8 mai 2007
Ils ont besoin de vous!
Le premier s’appelle Sokha, il a 19 ans, il a vécut à Sihanoukville (ville côtière au sud du Cambodge) et ses parents sont vietnamiens. Il a été victime de pédophilie pendant son enfance. Il fait partie des nombreuses victimes de Pierre Guynot de Boismenu… cet individu français qui est maintenant décédé a abusé de nombreux enfants cambodgiens. Certains d’entre eux ont été recueillis par Vibol le directeur de Our Home.
Sohka s’est retrouvé sous l’emprise de cet homme car ses parents étant très pauvres ne pouvaient subvenir à ses besoins et ne pouvaient lui payer l’école. Gyunot, à l’époque résidant de Sihanoukville attirait les enfants en prenant en charge leur scolarisation, en les logeant dans sa maison avec piscine, piste de karting…
Sokha, conscient que les actes de cet homme n’étaient pas « normaux » (il est difficile pour un enfant de distinguer le bien du mal) s’est évadé et est reparti retrouver ses parents. Il est resté quelques temps avec eux, puis le procès de ce pédophile a eu lieu… A ce moment là, Sokha et sa famille sont devenus victimes des moqueries incessantes du voisinage. Ses parents ont du fuir le Cambodge et se réfugier au Vietnam. C’est à ce moment là que Sokha a intégré Our Home. Cela fait quatre ans maintenant, il n’a vu ses parents que très rarement depuis. Il travaille très bien à l’école, il est assidu et curieux. Il veut étudier la littérature et devenir traducteur anglais khmer. Il est en attente de financement pour payer l’université.
Il a besoin de 420 dollars soit 310 euros. Cette somme finance quatre années d’études (75 dollars par an), les cours de soutien pour les deux premiers mois (20 dollars) et un vélo électrique (100 dollars) pour effectuer les trajets entre Our Home et l’université.
Sohka est un jeune homme très souriant et très agréable, il compte sur vous, il a hâte de commencer ses études. Il a une adresse email, il se ferra un plaisir de communiquer avec son futur parrain ou sa future marraine.

Le deuxième adolescent s’appelle Vandeum. Il a 15 ans et demi. Il ne fait pas partie du projet Our Home. Il est voisin du centre, il habite une maison très modeste à coté des locaux de l’ONG. Il est orphelin de père et sa mère qui souffre de l’Hépatite B est mourante, ses jours sont comptés. Vibol leur vient en aide du mieux qu’il peut depuis plusieurs années. Il a déjà financé plusieurs années d’école mais par manque d’argent recherche un parrain pour la suite. En attendant, l’enfant est déscolarisé… Il reste à la maison, seul avec sa mère mourante, ses frères et sœurs étant partis de la maison. Vandeum est un garçon très timide, très réservé, qui travaille très bien à l’école et qui ne souhaite qu’une chose : apprendre et s’en sortir. Scolariser un enfant et subvenir à ces besoins (matériel scolaire, uniforme…) revient à 25 dollars par mois soit 19 euros. Vous avez la possibilité de vous engagez pour quelques mois, pour un an, pour plusieurs années en fonction de vos moyens et de votre générosité. L’ONG vous donnera des nouvelles de lui aussi souvent que possible.
Le troisième garçon s’appelle Rithy. Il a entre 18 et 22 ans… Il ne le sait pas en réalité… Il est orphelin depuis qu’il est tout petit. Il n’a ni parents, ni frères et sœurs, ni oncles et tantes, pas même de la famille éloignée…Certaines anciennes connaissances de sa famille lui ont rapporté quelques éléments de sa vie: sa mère serait morte du paludisme quand il n’avait que quelques années, son père serait mort quasi simultanément suite à des plaies infectées… Il ne sait rien de son passé, de ses origines et il ne le saura certainement jamais. Il n’a été scolarisé que quelques années, il est trop tard pour reprendre tout à zéro. Il reçoit seulement les instructions de base : écriture, lecture… Il veut devenir chauffeur, le permis coûte 200 dollars au Cambodge (soit 150 euros). Il a besoin de vous pour obtenir son permis, trouver un travail pour ensuite pouvoir s’assumer seul et devenir autonome. Our Home vous fera part de son évolution dans la vie active.

Si vous souhaitez aider ces enfants, contactez nous ou prenez contact directement avec eux, sans ommettre de mettre ce blog en référence.
Contact: Mr Vibol HANG: vibol@ourhomecambodia.org
Our Home vous délivre un document officiel attestant du don effectué pour réduction d’impôts.
Pour résumer le fonctionnement de la défiscalisation suite à une donnation, la somme dûe aux impôts se trouve réduite de plus ou moins 60 % montant que vous faites en don !
Vous avez la possibilité de mensualiser les paiements de parrainage
Ces trois ados comptent sur vous et nous aussi. Merci d’avance.










