mercredi 25 avril 2007

Le nouvel an thaï

Le nouvel an thaï, comme notre Noël chrétien, est accompagné de son lot de coutumes et de pratiques festives. Il est appelé SongKran et est traditionnellement le jour le plus chaud du pays. Pour fêter ce soi-disant jour le plus chaud, les thaïlandais s’arrosent les uns les autres toute la journée et se badigeonnent de talc dilué dans de l’eau pour porter bonheur. Arrivés à Bangkok, nous avons pris part à cette gigantesque bataille de flotte dans les rues de la capitale : on a acheté nos propres armes (pistolets à eau) et propres munitions ! En une heure, nous étions trempés comme des soupes et blancs d’une épaisse couche de talc partout sur nos vêtements et nos visages… On a bien ri, mais au bout de 2 heures, on était quelque peu lassé, on a donc préféré attendre la fin de la journée, confortablement installé dans notre guesthouse… Il faut quand même préciser que les festivités durent quatre jours, et nous avons donc subi les assauts de nos camarades thaïlandais durant ces quatre jours… "Y’me fatiguent hein…"

Entre 2 missions...

Nous avons donc retrouvé comme convenu nos amis à Surat Thani, et nous sommes partis tous ensemble passer une semaine inoubliable a Koh Samui. Le cadre et les conditions étaient très différents de notre petit parc national de Kuiburi. Perdus dans un flot de touristes, nous avons mangé jusqu'à être repus, lézardé au soleil sur des plages magnifiques, dormi dans des bungalows grand confort (climatisation), regardé des combats de boxe thaï en live, et bien d'autres activités très reposantes. Ensuite nos amis sont repartis vers notre terre d'origine, la France, et nous avons continué vers l'île voisine Koh Pha Ngan, où nous avons séjourné quelques jours afin de la visiter, et de participer à la grande partie locale : la Full Moon Party.Nous sommes ensuite partis de l'autre côté de la Thaïlande, soit sur la côte Ouest, afin d'y découvrir ces lieux si prisés par les touristes amateurs de plongée, et surtout si médiatisés suite aux ravages du tsunami.
Nous nous sommes séparés en deux groupes pour passer une semaine, chacun sur son île. Fred et Carole ont séjourné quelques jours à Koh Phuket, avant de partir vers Koh Phi Phi pour fuir le béton qui a pris place aux abords des plages.Eugénie et moi sommes partis directement à Koh Phi Phi, puis à Koh Lanta.Nous nous sommes tous retrouvés une semaine plus tard à Krabi afin de prendre le bus pour Bangkok et de préparer notre périple vers le Cambodge.Le constat général qui fut donné lors de nos retrouvailles, est que le tsunami a marqué à jamais l'esprit des thaïlandais, qui ont bien souvent perdu un proche. Les infrastructures qui sont aujourd hui encore très loin d'être remises en état (surtout Koh Phi Phi, qui de par sa forme et sa faible largeur en son centre, 400 mètres, a littéralement été avalée par le tsunami).Toute cette tristesse est baignée dans une mer magnifique, au pied de décors dignes du film : La plage, qui fut tourné par ailleurs à Koh Phi Phi Lay (ile encore vierge de toute habitation). Les activités de ces quelques jours furent baignade, piscine, escalade, plongée avec masque et tuba, kayak, et bien d'autre encore.

jeudi 29 mars 2007

Week end à Surat Thani











Nous avons trouvé un petit hôtel à Surat Thani où nous avons attendu quelques jours l’arrivée de nos amis Français (Vinc, Mathilde et Charles) afin de partir tous ensemble prendre quelques jours de vacances sur une île paradisiaque et très touristique : Koh Samui.
Lors de ces quelques jours d’attente, nous en avons profité pour laver nos affaires, essayer de rattraper quelques heures de sommeil, ce qui fut impossible car les lits de l’hôtel tenaient plus de la planche de bois que du matelas.
Nous sommes également partis visiter un centre d’entraînement de singes à queue de cochon.
Ce centre qui était encore il y a peu de temps le seul en Thaïlande (eh oui, ce genre de centres s’est développé dans les endroits touristiques car ils plaisent énormément aux étrangers), accueillent des macaques à queue de cochon pour une période de six mois afin de les former à la récolte de noix de coco.
La cueillette des noix de coco est une tâche très difficilement réalisable pour l’homme, et surtout très dangereuse, puisque cela consiste a grimper sur un arbre dénué de branches et ayant une hauteur moyenne de 15 mètres.
L’entraînement se fait en plusieurs étapes.
Tout d’abord, le singe est simplement laissé à proximité des hommes afin qu’il s’habitue à son environnement. L’entraîneur utilise un outil simple. Une noix de coco percée par un axe métallique et disposée dans une caisse en bois. L’entraînement consiste à faire tourner simplement la noix de coco sur cet axe avec les mains. L’entraîneur réalise ce mouvement à proximité du singe pour le motiver à faire pareil, puis il s’approche de l’animal en lui tendant la boite en bois. Après quelques temps, le singe réalise le même mouvement.
La deuxième étape consiste à faire pareil mais en s’aidant des pieds. En effet, la tâche étant périlleuse dans un arbre, il faut habituer le singe à utiliser tous ces membres.
La troisième étape consiste à apprendre au singe les différentes manières de décrocher la noix de coco, soit en la faisant tourner sur soi-même jusqu’à ce qu’elle se détache de la branche, soit en utilisant les dents
Ces opérations sont apprises au sol, puis à faible hauteur, puis sur un arbre réel et de plus en plus haut.
Une des étapes les plus impressionnantes consiste à apprendre au singe comment défaire un noeud et comment détacher une corde entrelacée dans les branches d’un arbre. Il faut comprendre que le singe n’est jamais détaché de sa corde qui fait plusieurs dizaines de mètre. Lorsqu’il grimpe en hauteur, il doit pouvoir se débrouiller par lui-même dans le cas où, à force de tourner autour du tronc principal et des branches, il crée un nœud très complexe.
Cet exercice est tout d’abord appris au sol, sur une simple tige en bois, puis sur une branche, de plus en plus haut et par conséquent de plus en plus éloigné du regard de son "entraineur".
D’autres exercices consistent à ramasser les noix de coco et les mettre dans des sacs, à nager et rapporter les noix qui sont tombées dans l’eau, et même à masser ou se faire masser par son maître !
Nous avons été très agréablement surpris par la manière d'entrainer les singes "en douceur" (on ne peut pas parler de dressage dans ce cas précis), et nous avons eu le plaisir de finir la journée en donnant le biberon à un bébé singe.

MISSION/ACTION Projet environnement







Nous avions, lors de notre week end de formation chez Openmind Projetcs, discuté du déroulement de notre mission et nous nous étions fixés 3 objectifs précis :
- réaliser un film promotionnel à l’attention d’écotouristes étrangers
- former les rangers et guides du parc aux bases de l’anglais international
- faire comprendre aux rangers et aux guides les besoins et les envies des écotouristes

Pour réaliser notre 1er objectif, nous avons donc participé à de nombreuses activités avec les rangers (treks, observation d’animaux depuis les plateformes, construction de barrages pour animaux…) afin d’avoir suffisamment de matière pour monter ce fameux film promotionnel. Le résultat est visible ci dessous :


Soit en cliquant sur ce lien: http://video.google.fr/videoplay?docid=-5233991549600059355&hl=fr
Soit directement sur le lecteur ci dessous:


La formation des rangers à l’anglais s’est faite tout au long de notre séjour. Il faut savoir que les Thaïs sont par nature très timides et qu’il a fallu que nous allions à leur devant pour que cette barrière soit rompue. Une fois le premier contact établi, il ne nous restait plus qu’à travailler sur l’anglais basique. Nos divers dictionnaires « anglais-thai thai-anglais » nous ont été indispensables. Les rangers étaient avides de connaissance et leur curiosité était croissante. Plus nous passions de temps avec eux et plus les mots leur venaient facilement. Les niveaux variaient et quelques rangers et guides avaient de solides bases, seul leur manquait le vocabulaire. A la fin de notre séjour, nous avons remarqué des progrès en anglais chez tous nos amis rangers (parmi les 40 rangers du parc, nous n’étions accompagnés que par une dizaine d’entre eux). Ceci nous encourage à penser que tant que des volontaires continueront de venir, leur niveau augmentera ainsi que leur motivation.

Quant à faire comprendre aux rangers et guides ce que souhaitent les occidentaux, ils nous a surtout fallu rester natures, sans mimétisme avec leurs pratiques ou leurs coutumes. Tout en respectant leurs habitudes, on leur a expliqué les similitudes et les différences entre la population thaïlandaise et les occidentaux. On leur a parlé de la place de la femme dans la société (en Thaïlande, la femme ne s’assoit pas a la table des hommes, elle ne doit ni boire ni fumer…), on a parl… fait une dissertation sur la cuisine française, et l’absence d’épices (pet mak mak) dans les plats. On a expliqué la différence de niveau de vie.
Lors des treks ou des stations sur les plateformes, nous avons fait part de nos impressions et de ce qui nous touchaient le plus en tant que « farangs », mais aussi de ce qui pouvaient être un peu ardu. Citons-là les 18 kilomètres de trek en pleine jungle le deuxième jour de notre séjour, ou encore les traques d’éléphants à pied qui peuvent être un peu trop… sportives. On a adoré tout ça, mais on expliqué que tout le monde n’a pas un physique d’athlète comme nous pour s’attaquer à de tels défis.



Mercredi 21 Mars : Nos adieux et départ












Et voici le jour du départ : jour que nous attendions un peu par soucis de confort et besoin de faire autre chose, bien que ce sentiment était très largement mélangé à une certaine tristesse de quitter ce lieu, et surtout les gens qui nous ont entourés, et qui sont devenus par le temps passé ensembles de sincères amis.
Nous sommes donc partis le mercredi matin en "pick-up" direction Prachuap Kiri Khan, afin de prendre le train pour Surat Thani.
Nous avons bien ressenti dans les poignés de main un sentiment de mélancolie réciproque.
Nos amis nous ont demandé si nous avions l’intention de revenir, et il était impossible de dire non, bien que les chances soient faibles.
La vie est faite de rencontres, et d’adieux.

Lundi 19 Mars et Mardi 20 Mars : Finalisation du film




Sur ces deux derniers jours, nous nous sommes concentrés sur la finalisation du film promotionnel pour le Parc National de Kui Buri.
Nous avons réuni toutes les photos, et vidéos sélectionnées, ainsi que les différents plans réalisés, puis nous avons réalisé l’acquisition numérique, le montage des séquences en fonction des besoins et demandes de la direction du Parc, puis nous avons finalisé le tout qui s'est concrétisé par le film ci-joint, donné à la direction du Parc, ainsi qu’à notre partenaire Openmindprojects.
Je vous laisse le soin de visionner cette vidéo.Je vous invite également à lire le chapitre : « MISSION/ACTION Projet environnement » un peu plus bas, qui décrit plus explicitement le travail de nos trois semaines.

Dimanche 18 Mars : Feu de forêt






Cette journée a été marquée par un terrible feu de forêt. En effet, pour des raisons inexpliquées, le feu s’est déclaré vers 4 heures du matin. Les rangers ont supposé que c’était soit criminel soit accidentel (une cigarette mal éteinte par exemple…).
Le feu a pris à environ 1 kilomètre de l’endroit ou nous étions basés, c’était une grande première pour le parc, jamais un pareil incendie n’était arrivé. Nous avons été assez hallucinés de voir le peu de moyens déployés pour faire face à ce drame. Nous nous attendions à voir arriver des canadairs, des camions de pompiers, mais rien de tout cela…
Vers 10h00 du matin, tous les rangers se sont mobilisés afin de partir sur les lieux, nous nous sommes joints à eux. Les pompiers sont tout de même arrivés en fin de matinée, avec comme seul signe distinctif des tenues rouges mais sans aucun matériel digne de ce nom. A l’aide de pelles, de balais, de pulvérisateurs d’eau, ils ont fait leur maximum afin de limiter les dégâts. C’est assez terrible de se sentir complètement impuissant devant ce spectacle navrant. Le travail consistait à creuser des tranchées autour des brasiers afin de limiter l’expansion du feu.
Le feu a pris beaucoup d’ampleur tout au long de la journée, par malchance ce jour là, le vent soufflait fort!
Les rangers sont revenus au parc en fin d’après midi et sont repartis sur les lieux à la tombée de la nuit (toujours avec une bouteille de whisky en poche…).
En fin de soirée, le vent s’est arrêté et le feu s’est enfin éteint…
Après cette dure journée, très éprouvante, nous avions qu’une hâte, celle de prendre une bonne douche froide, et là, surprise! Plus d’eau…