lundi 2 juillet 2007

Nha Trang

Lundi 14 mai, nous avons quitté Nui Ne pour Nha Trang, toujours sur la côte ouest du Vietnam. Nha Trang est une station balnéaire réputée pour sa longue plage bordant une mer bleu turquoise. Si la ville ne présente que peu d’intérêt, les alentours sont absolument superbes : marais salants enserrés entre les îles de la baie, chutes d’eau à l’intérieur des terres. Nous avons d’ailleurs été découvrir les cascades de Bac Ho dans lesquelles nous nous sommes baignés.


Mui Ne

Notre voyage se poursuit vers la station balnéaire de Mui Ne à 200 km environs d’Hô-Chi-Minh Ville, sur la côte ouest du Vietnam. La station s’étale le long d’une immense plage à cocotiers. Cinq kilomètres plus loin, se dresse le village de pêcheurs de Mui Ne, contraste assez saisissant avec les aménagements pour touristes de la station. Le confort des habitations est beaucoup plus sommaire, les routes bien moins aménagées, et les évacuations des égouts plus en évidence, dans la mer même… Par contre le spectacle de dizaines de bateaux de pêche aux couleurs bleue et rouge dans le port est un spectacle incongru et magnifique.

Pour se divertir, nous avons loué des mobylettes et sommes partis explorer les environs de Mui Ne. La région a comme particularité d’être cernée par des dunes de sables et des canyons dont les couleurs varient du rouge au blanc. Les enfants profitent de ce paysage pour proposer aux touristes, moyennant finance, des tours de « luge des sables » et des courses poursuites dans le sable.
Au détour d’un chemin, nous avons découvert un lac où se mélange lotus et tortues, entouré de dunes blanches sur l’une de ses rives. Ce petit lac fait parti d’un parc national, cherchant à préserver la faune et la flore de cet endroit, on peut apercevoir sur certains versants des dunes, de nouvelles plantations pour tenter de lutter contre l’avancer du désert… Mais le plus mémorable lors de cette journée fût sans doute l’averse qui est tombée en fin de journée alors que nous chevauchions nos montures d’acier, direction la guesthouse. Il faut dire que nous n’avons guère pu profiter de notre séjour à Mui Ne, le temps étant plutôt à l’eau…

Vietnam : de Hô-Chi-Minh Ville à Sapa

Notre séjour terminé au Cambodge, nous avons pris le chemin du Vietnam, la première étape étant Hô-Chi-Minh Ville, l’ancienne Saigon.
Nous avons effectué le trajet entre Phnom Penh et Hô-Chi-Minh Ville en bus : dernières routes cambodgiennes plus proches du chemin que de la belle nationale bitumée ; traversée de rivière avec le bus sur un bac qui nous faisait sentir très proche du fond de l’eau…

Hô-Chi-Minh Ville est la première ville du Vietnam, bien qu’elle n’en soit pas la capitale. Elle compte plus de 7 Mns d’habitants sur 2 000 km² ! Pendant la colonisation, Saigon (ancien nom de la ville) était la capitale de la Cochinchine, après la partition nord-sud du pays (1954), elle devint la capitale de la République du Vietnam (Vietnam sud). Elle fût ensuite le siège du commandement américain pendant la guerre du Vietnam ce qui a dopé son activité économique ! Hô-Chi-Minh Ville est une ville habituée à la venue et séjour de nombreux touristes occidentaux.


Nous sommes donc arrivés dans une ville grouillante, paradis de la mobylette et des cyclo-pousses, parsemée de tables et chaises d’enfants pour prendre le thé ou déguster des nems à toute heure. Malgré toute cette agitation, Hô-Chi-Minh reste une ville propre et agréable à parcourir. Nous avons bien entendu fait le tour des principaux monuments : théâtre et Maison du Peuple (Mairie) aux architectures coloniales, musée Hô-Chi-Minh sur la guerre d’indépendance et la guerre du Vietnam, musée sur la guerre du Vietnam.


Nous avons choisi d’aller découvrir le delta du Mékong. En effet, ce fleuve qui prend sa source au Tibet, sur les hauteurs de l’Himalaya, vient achever sa course 4 500 km plus tard à proximité de Hô-Chi-Minh Ville, dans la Mer de Chine Méridionale. A cet endroit, le fleuve fait plusieurs kilomètres de large.
Une particularité de ce fleuve est d’avoir son niveau d’eau plus bas que le niveau de la mer à marée haute, ainsi, le courant s’inverse dans le delta du Mékong à chaque marée montante. De ce fait, en période de pluie, le Mékong déborde et fertilise les plaines alentours rendant la région très riche et propice à la culture du riz. Le delta du Mékong est le « grenier à riz » du Vietnam et comble les besoins du Vietnam Nord.
Au gré des canaux, sur des barques, nous avons pu découvrir des maisons traditionnelles sur le bord de l’eau, des villages flottants de pêcheurs, une fabrique de bonbons à la noix de coco, des spectacles de chants traditionnels…

mardi 8 mai 2007

Ils ont besoin de vous!

Les trois garçons que nous allons vous présenter, recherchent activement un parrain ou une marraine.

Le premier s’appelle Sokha, il a 19 ans, il a vécut à Sihanoukville (ville côtière au sud du Cambodge) et ses parents sont vietnamiens. Il a été victime de pédophilie pendant son enfance. Il fait partie des nombreuses victimes de Pierre Guynot de Boismenu… cet individu français qui est maintenant décédé a abusé de nombreux enfants cambodgiens. Certains d’entre eux ont été recueillis par Vibol le directeur de Our Home.
Sohka s’est retrouvé sous l’emprise de cet homme car ses parents étant très pauvres ne pouvaient subvenir à ses besoins et ne pouvaient lui payer l’école. Gyunot, à l’époque résidant de Sihanoukville attirait les enfants en prenant en charge leur scolarisation, en les logeant dans sa maison avec piscine, piste de karting…
Sokha, conscient que les actes de cet homme n’étaient pas « normaux » (il est difficile pour un enfant de distinguer le bien du mal) s’est évadé et est reparti retrouver ses parents. Il est resté quelques temps avec eux, puis le procès de ce pédophile a eu lieu… A ce moment là, Sokha et sa famille sont devenus victimes des moqueries incessantes du voisinage. Ses parents ont du fuir le Cambodge et se réfugier au Vietnam. C’est à ce moment là que Sokha a intégré Our Home. Cela fait quatre ans maintenant, il n’a vu ses parents que très rarement depuis. Il travaille très bien à l’école, il est assidu et curieux. Il veut étudier la littérature et devenir traducteur anglais khmer. Il est en attente de financement pour payer l’université.
Il a besoin de 420 dollars soit 310 euros. Cette somme finance quatre années d’études (75 dollars par an), les cours de soutien pour les deux premiers mois (20 dollars) et un vélo électrique (100 dollars) pour effectuer les trajets entre Our Home et l’université.
Sohka est un jeune homme très souriant et très agréable, il compte sur vous, il a hâte de commencer ses études. Il a une adresse email, il se ferra un plaisir de communiquer avec son futur parrain ou sa future marraine.







Le deuxième adolescent s’appelle Vandeum. Il a 15 ans et demi. Il ne fait pas partie du projet Our Home. Il est voisin du centre, il habite une maison très modeste à coté des locaux de l’ONG. Il est orphelin de père et sa mère qui souffre de l’Hépatite B est mourante, ses jours sont comptés. Vibol leur vient en aide du mieux qu’il peut depuis plusieurs années. Il a déjà financé plusieurs années d’école mais par manque d’argent recherche un parrain pour la suite. En attendant, l’enfant est déscolarisé… Il reste à la maison, seul avec sa mère mourante, ses frères et sœurs étant partis de la maison. Vandeum est un garçon très timide, très réservé, qui travaille très bien à l’école et qui ne souhaite qu’une chose : apprendre et s’en sortir. Scolariser un enfant et subvenir à ces besoins (matériel scolaire, uniforme…) revient à 25 dollars par mois soit 19 euros. Vous avez la possibilité de vous engagez pour quelques mois, pour un an, pour plusieurs années en fonction de vos moyens et de votre générosité. L’ONG vous donnera des nouvelles de lui aussi souvent que possible.



Le troisième garçon s’appelle Rithy. Il a entre 18 et 22 ans… Il ne le sait pas en réalité… Il est orphelin depuis qu’il est tout petit. Il n’a ni parents, ni frères et sœurs, ni oncles et tantes, pas même de la famille éloignée…Certaines anciennes connaissances de sa famille lui ont rapporté quelques éléments de sa vie: sa mère serait morte du paludisme quand il n’avait que quelques années, son père serait mort quasi simultanément suite à des plaies infectées… Il ne sait rien de son passé, de ses origines et il ne le saura certainement jamais. Il n’a été scolarisé que quelques années, il est trop tard pour reprendre tout à zéro. Il reçoit seulement les instructions de base : écriture, lecture… Il veut devenir chauffeur, le permis coûte 200 dollars au Cambodge (soit 150 euros). Il a besoin de vous pour obtenir son permis, trouver un travail pour ensuite pouvoir s’assumer seul et devenir autonome. Our Home vous fera part de son évolution dans la vie active.



Si vous souhaitez aider ces enfants, contactez nous ou prenez contact directement avec eux, sans ommettre de mettre ce blog en référence.

Contact: Mr Vibol HANG: vibol@ourhomecambodia.org

www.ourhomecambodia.org

Our Home vous délivre un document officiel attestant du don effectué pour réduction d’impôts.

Pour résumer le fonctionnement de la défiscalisation suite à une donnation, la somme dûe aux impôts se trouve réduite de plus ou moins 60 % montant que vous faites en don !

Vous avez la possibilité de mensualiser les paiements de parrainage
Ces trois ados comptent sur vous et nous aussi. Merci d’avance.

mercredi 25 avril 2007

Enfants des rues de Phnom Penh

Si un jour vous êtes amené à séjourner à Phnom Penh, vous serez sans doute frappés par le nombre d’enfants qui peuplent la ville. Au Cambodge, 40% de la population a moins de 15 ans. Les enfants sont partout, grouillant dans les rues, les marches… Si certains ne sont que de simples écoliers sortant ou allant à l’école, bon nombre d’entre eux cherchent surtout un moyen de gagner de l’argent pour aider leur famille. Il se peut aussi qu’ils cumulent les deux activités : école le matin et travail l’après-midi.
Ces “enfants des rues” font la manche, vendent des livres aux touristes (ils traînent leurs bouquins dans des caisses en plastiques, portées en bandoulière et deux fois plus lourdes qu’eux…), des anneaux de jasmin… En tant que touriste, il est préférable de les aider en leur offrant à boire ou à manger plutôt que de leur donner de l’argent qui pourrait être utilisé à mauvais escient.

Si vous le désirez vous pouvez passer tout votre temps avec ces enfants : parler avec eux (on est surpris par leur maîtrise de l’anglais appris auprès des touristes), leur offrir à manger, partager vos activités avec eux… Par exemple, nous avons fait des parties de billard avec deux minots pas plus haut que la table elle-même…

L’association Our Home recueille ces enfants, leur offre gîte et couverts pour une nuit, et ceux qui le veulent peuvent rester à l’orphelinat, sinon ils sont libres de repartir. Malheureusement, l’orphelinat est aujourd’hui complet, il ne peut plus accueillir de gamins.

Afin de nous permettre de mieux comprendre les situations terribles et désespérées que vivent ces enfants, Vibol, le directeur de “Our home” a voulu nous montrer les endroits où ils se terrent.

La drogue


Le premier endroit que nous avons découvert avec Vibol est un terrain vague bien caché par de hauts murs de ciment. Sur ce terrain s’étale une épaisse couche de détritus par dessus laquelle sont installées des tentes de fortune : 3 bouts de bois et un morceau de tissu. C’est à cet endroit que nous avons rencontré de jeunes garçons et une jeune femme en train de se droguer (les drogues les plus courantes sont les suivantes : methamphetamine aussi connue sous le nom de yama ou yabba, héroïne, cocaïne, speed)… Les yeux dans le vide, maigres, ils nous ont accueilli par de faibles sourires. La jeune femme portait sur la joue gauche une énorme balafre, elle nous a expliqué que de jeunes cambodgiens l’avait passée à tabac sur demande d’une autre jeune fille car elle lui avait piqué son client étranger… Vibol connaissait certains de ces jeunes gens depuis près de dix ans…



























Le cinéma et le four crématoire

Déjà un peu “bousculés”, nous sommes allés “visiter” un ghetto dans le centre de Phnom Penh. Dans un vieux cinéma s’entassent cent familles, soient six cents personnes. Pour rentrer dans ce ghetto, il faut s’enfoncer dans des ruelles, monter des escaliers plongés dans le noir puis traverser des couloirs de 30 centimètres de large dans la plus profonde pénombre, même lorsque le soleil brille à l’extérieur. Enfin, les couloirs débouchent dans un dédale de minuscules logements réalises en carton pourri essentiellement, Presque 90% de ces installations s’effondrent et sont étayées par des poteaux de fortune trouvés dans la rue. Dans chaque habitation, un lit en bois où à même le sol, quelques gamelles, un autel bouddhique. Pas d’eau, pas d’électricité (ou alors piratée sur le compteur électrique le plus proche), pas d’ouverture vers l’extérieur…
Le cinéma comprend plusieurs étages mais aucun système d’évacuation des eaux usées bien entendu… Ainsi chaque habitant d’un étage déverse déchets et excréments dans un trou et ils tombent directement SUR l’étage inférieur. Chaque niveau comprend donc un énorme tas de détritus de toute sorte, en décomposition.
Dans ce sordide endroit, on est accueilli à bras ouverts par une multitude d’enfants surexcités de voir des occidentaux dans leur habitation. Ils nous prennent dans leur bras, ne nous lâchent plus. Ils hurlent de rire à chaque photo lorsque le flash de l’appareil les éblouis. Les enfants vivant dans de tels ghetthos ne sont pas scolarisés, ils sont envoyés par leurs parents dans la rue pour travailler, mendier, voire voler et se prostituer.
Vibol a recueilli dans son orphelinat “Our Home” quelques enfants nés dans cet horrible endroit…

Bouleversés par tant de misère, on reprend notre route et on s’arrête dans un “vat” (sanctuaire bouddhiste) ou des familles se sont installées dans l’ancien four crématoire… On rencontre une dame qui nous montre sa maison : une bâche, un lit en bois, deux bancs… Vibol nous explique qu’il a recueilli au sein de l’orphelinat ses deux plus jeunes enfants (8 ans) qu’elle prostituait… Le silence et la gène s’installent…




























La décharge publique

Un autre lieu de misère est la décharge publique de Phnom Penh. Située au sud de la ville et s’étendant sur plusieurs hectares, elle est le lieu de travail de centaines de personnes, adultes comme enfants (parfois des 3 ans) qui viennent de jour comme de nuit trier les ordures pour essayer de survivre…Un kilogramme de canettes en aluminium écrasées se monnaie 2000 riels soient 40 centimes d’euros…
Les camions de ramassage des ordures se succèdent dans la décharge, déversent leur contenu et les pauvres gens se précipitent pour trier les déchets : canettes, papiers en tout genre, noyaux de mangue (pour replanter), plastique, et bien entendu nourriture… Lors de notre venue, nous avons pu observer un monsieur accroupi triant minutieusement une gamelle de riz qu’il venait de trouver… Les enfants sont extrêmement nombreux, noirs de la tête au pied, leurs petites mains plongées dans les ordures, entre seringues et déchets en décomposition. Ils nous adressent un sourire et un hello joyeux mais on est déjà trop retourné, et nos sourires sont plein de compassion et de tristesse…
Un petit garçon plein d’énergie a sauté a l’arrière du pick-up quand nous sommes repartis, son sourire nous a redonné un peu le moral…














Projet Takeo




Le programme “Takeo” est un projet communautaire, initié par Our Home, dans la province de Takeo (d’où le nom) qui se trouve non loin de Phnom Penh, une des régions les plus pauvres du Cambodge. Il cible 16 villages ruraux, tous proches les uns des autres, qui sont dans le besoin tant au niveau alimentaire que médical et pédagogique.

“Our Home” dispose d’un centre d’accueil à Takeo, où les enfants de l’orphelinat de Phnom Penh peuvent venir passer week ends et vacances. De plus, certains enfants vivent en permanence dans ce centre afin d’être éloignés des rues des grandes villes où ils seraient exposés de nouveau aux dangers de la vie dans la rue (toxicomanie, prostitution, malnutrition). Cela leur permet d’avoir de nouveaux repères et de reprendre goût à la vie.

Ce programme d’aide se focalise sur plusieurs objectifs précis :
· assurer une autonomie alimentaire de la communauté
· scolariser tous les enfants des villages et assurer un soutien scolaire complémentaire
· dispenser des soins préventifs et palliatifs à une population ne pouvant bénéficier des services médicaux des grandes villes

Ferme expérimentale

A Takeo se trouve une ferme expérimentale où sont cultivés des légumes et céréales par les fermiers des villages précédemment mentionnés. Parmi ces cultures, certaines sont déjà connues des agriculteurs locaux et certaines font partie des tests réalisés a l’initiative de Our Home et de 2 partenaires sur ce projet : l’ACPE (qui est un de nos principaux partenaires) et Global Humanitaria (ONG Espagnole). Les nouvelles céréales (comme le sorgho) ou variétés de céréales (comme le mais “européen” plus résistant) sont cultivées pendant un an a l’issu duquel un bilan de la productivité, de la viabilité et de la continuité est réalisé. Le but principal est que les cultures puissent donner suffisamment de nourriture mais également de graines afin de pouvoir replanter et ainsi d’assurer une autonomie complète.

Les principaux problèmes pour la viabilité de ce projet venaient du manque de moyens matériels sur place : pas ou peu d’eau et aucun moyen de labourer les champs. Dans l’optique de régler les problèmes existants, l’ACPE a financé un tracteur pour le labour et Global Humanitaria a financé le forage d’un puits (une nappe phréatique se trouve à proximité des cultures) et la mise en place d’une pompe afin d’irriguer les champs de cultures. Cette pompe sert aussi à alimenter une réserve d’eau pour les besoins d’hygiène de la population locale.

Scolarisation

De plus, la scolarisation de l’ensemble des enfants de cette zone est une priorité afin de pouvoir prétendre à un avenir meilleur. Our Home a donc mis en oeuvre un programme de soutien scolaire dans les 16 villages environnant, en plus des enseignants locaux et de ceux payés par Our Home dans certains villages n’ayant pas d’école. Le soutien scolaire porte sur des matières choisies, notamment l’Anglais et l’informatique. Certains enfants (devenus alors adolescents) qui souhaitent poursuivre leurs études se voient offrir l’opportunité de faire des études supérieures grâce au soutien financier de Our Home via un système de parrainage très transparent. En général, une année d’étude supérieure coûte 700 Dollars et les choix de carrière s’orientent souvent vers la médecine ou l’informatique, 2 corps de métier qui ne sont pas assez représentés au Cambodge.

Soins médicaux

Afin de subvenir aux premiers besoins médicaux dans les villages, Our Home travaille avec des médecins locaux pour dispenser les premiers soins et également assurer des visites de prévention (médecine générale et soins dentaires). Cependant, la plupart des médecins préfèrent travailler dans les grandes villes car ils y gagnent mieux leur vie, les infrastructures sont existantes et relativement bien équipées et ils ne sont pas forcement attirés par la vie a la campagne où les distractions y sont moins nombreuses.
Dans le but d’attirer et de faire rester des médecins locaux, Our Home est en train de construire un dispensaire à Takeo qui accueillera les patients de la région. Ce centre devrait être ouvert dans quelques semaines. Il est important de mentionner le fait Our Home compte sur le fait que certains futurs médecins qui obtiendrons leur diplôme grâce aux bourses récoltées par Our Home, travaillent sur place et fassent partie de la communauté locale et en y assurant un rôle important en son sein.

Communauté autonome

Le but de ce projet Takeo est d’arriver à faire vivre cette communauté de manière autonome tout en permettant aux habitants des 16 villages environnant de profiter des infrastructures mises en place par Our Home. Ainsi, le dispensaire sera ouvert à toute personne désirant être auscultée. Un système de don de nourriture aux villageois, en l’échange de quelques heures de travail pour la communauté, est déjà existant. Un petit restaurant sera prochainement ouvert et tous les bénéfices serviront au développement de la communauté locale.
Le but à court, moyen et long termes est de permettre aux habitants de cette région pauvre du Cambodge de vivre dans des conditions décentes, et ainsi de préserver les enfants de cette zone géographique des dangers qu’entraîne l’extrême pauvreté, notamment la prostitution des mineurs pour faire vivre leur famille.

A noter qu’un projet communautaire similaire, nomme Kompong Speu (du nom d’une autre région proche de Phnom Penh, très pauvre elle aussi), est également en cours, lui aussi piloté par Our Home. L’état d’avancement n’est pas encore au niveau de Takeo, tant pour des raisons matérielles que financières, mais cela suit son cours. Our Home continue de chercher des soutiens financiers pour ces 2 projets. N’hésitez pas à nous contacter directement si vous souhaitez plus d’informations ou si vous désirez participer financièrement à l’évolution de ces projets.

Notre coup de coeur


Notre coup de cœur s’appelle « Meta », qui signifie « joli » en khmer. Meta est un tout petit bonhomme de 3 semaines à peine. En principe « Our Home » n’accueille pas de bébé, l’ONG n’a pas les moyens matériels pour s’occuper des nourrissons.
Ce bébé n’a que quelques semaines et pourtant beaucoup de choses ont déjà bouleversé sa vie… Voila son histoire : sa maman, certainement très jeune, a caché sa grossesse à tout son entourage a priori parce qu’elle n’était pas mariée. Elle a donc passé tous ces longs mois à se camoufler dans des vêtements amples et à aplatir son ventre, ce qui explique que le bébé était très petit à sa naissance.
Elle est venue accoucher seule dans un petit hôpital, elle a attendu quelques heures et s’est éclipsée discrètement de la maternité en abandonnant son bébé. Le prix d’un accouchement est de 50 dollars (environ 40 euros), ce qui équivaut à quasi deux fois le salaire moyen cambodgien. La mère n’ayant pas les moyens de régler ses frais d’accouchement, et pas les moyens d’élever son enfant l’a donc laissé à l’hôpital. Elle pensait certainement que le médecin prendrait soin de lui…
Le médecin pensant soit disant qu’elle allait revenir pour récupérer son bébé et surtout le payer ; a laissé l’enfant à l’extérieur des locaux, en le nourrissant seulement de quelques gouttes d’eau sucrée… Le bébé est resté trois jours sans manger… Une personne de l’hôpital a contacté Vibol, qui de suite s’est rendu sur les lieux, et voyant cet enfant quasi inanimé, presque sans vie a décidé de lui sauver la vie.
Le médecin a eu l’audace de demander à Vibol de régler les frais d’accouchement en échange du bébé…
Aucune éthique, qu’une histoire de fric, la vie d’un enfant en jeu…. Il est loin le serment d’Hypocrate français…
Meta a été accueilli au sein du centre des filles, il a trouvé une nouvelle famille, a déjà beaucoup grandit, il est soutenu par un parrain français qui subvient à ces besoins.